19/07/08

Blog en hiatus. Pour x raisons qui finalement ne vous intèressent pas le moins du monde, ne me déculpabilisent pas vraiment, et ne changent rien à cette situation. Il n'empêche que j'espère vraiment avoir un jour l'inspiration nécéssaire, et le courage de revenir, pour terminer cette fiction. Parce que je l'aimais vraiment, mais j'ai perdu le temps, et le "truc". Je rêve de les retrouver, vraiment, sans mentir, seulement parfois ce n'est pas suffisant, ce n'est pas si facile. Dès que je semble m'y remettre, la vie réelle me rattrape. Je vous demande pardon.


# Online seit Dienstag, 19. August, 2008 um 14:46

Geändert am Sonntag, 25. Oktober, 2009 um 10:05

The Piαno Knows Something You Don't

 ♪ The Piαno Knows Something You Don't ♫
PARCEQUETASCRUQUOICESTMOICHERITOUTSEPASSECOMMEJELEDECIDEPUISQUECESTMONUNIVERSREGIPARMESPROPESLOIS...
Encore une fiction! Encore une yαoi! Encore les jumeαux Kαulitz!
Encore une fois les rαgeux dégαgent & les αutres sont les bienvenus!
Encore, mαis je ne m'en lαsse pαs...

Ceci serα un UA (Univers Alternαtif) où Bill & Tom ne seront pαs frères, & qui contiendrα des lemons plus ou moins soft dαns un futur plus ou moins lointαin...

Je tαcherαi de rendre cette histoire originαle, αidée pαr un contexte ts... spéciαl dirons-nous! A vous d'me dire si çα mαrche...

Q
ui dit Fαnfiction dit Histoire FICTIVE, 'fαut pαs tout prendre αu premier degré non plus...
'Kαy? =D


Bref...
Bαh j'crois qu'le plus gros est dit... ^^

Sur ce...
Tchüß

Mαéliα

# Online seit Montag, 28. April, 2008 um 05:58

Geändert am Freitag, 22. Mai, 2009 um 15:20

Prologue

QQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQQ
_____________La première fois. Cette fois là que l'on n'oublie jamais, qui se grave au plus profond de nous pour le meilleur et pour le pire. Elle est le premier pas qui influence notre avenir.

On a tous une première fois qui nous marque plus qu'une autre. Moi je me souviens de la mienne, la vraie, la seule qui compte réellement me semble-t-il. Celle qui m'a ouvert les portes de mon monde, qui m'a offert un futur de luxe et de luxure.

Je me revois timide et apeuré, hésitant. J'en avais foutu partout, je l'avoue, et je n'avais jamais autant tremblé.
Il me regardait droit dans les yeux, dubitatif à mon égard. Je l'étais aussi remarquez. Mais peu importe, je l'ai fait. La vague d'émotion que j'avais ressenti alors, plus forte et plus agressive que désormais. Incontrôlable, et incroyable. La première fois quoi.

Ce qui est fascinant, c'est de remarquer mon évolution jusqu'à aujourd'hui.
J'ai tellement changé. En mieux ou en pire, tout est une question de point de vue.

J'ai pris des années en même temps que de l'assurance et de l'expérience. Et toujours ce plaisir sadique, mais ô combien jouissif... Les nouveautés m'attirent, et si les sentiments diffèrent, reste omniprésente cette excitation aussi irrésistible que malsaine.

Je collecte les euro avec ma belle gueule, mais le physique n'est pas tout, car après tout jamais personne n'a été déçu de mes services particuliers...

Être payé pour prendre son pied... Quoi de plus paradoxal ?

M.


[ La vidéo ne fait qu'illustrer "une" première fois... mais parlons nous de la même? Ne vous fiez pas à son ton comique, ni à son sujet principal... Tryo <3 ]

# Online seit Dienstag, 29. April, 2008 um 12:40

Geändert am Freitag, 22. Mai, 2009 um 15:20

Chapitre 1

Chapitre 1
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Miroir mon beau miroir, dis moi qui est le plus beau ?!

Un visage fin et pâle, qui contraste avec la masse de cheveux noir de jais qui l'encadre. Une bouche rose et purpurine, qui tout comme cette silhouette svelte, attire vos regards. Et si vous parvenez néanmoins à rester impassible, plongez dans ce regard, où l'or se noie dans les profondeurs de la nuit... A votre image.

On pourrait facilement me prendre pour un mannequin, ou pour une femme. Mais rien de tout cela, l'image que vous renvoie ce miroir n'est qu'un leurre.

Ces lèvres pulpeuses ne font que vous mentir, et m'avantager. Et si ce corps vous fascine, s'il est votre fantasme le plus cher, il ne servira qu'à vous baiser, faibles que vous êtes.
Mais finalement, ce sont mes yeux qui vous contrôlent. Je cache ma froideur sous mon maquillage, remplace mon indifférence par du mystère. Je deviens Lui, celui pour lequel vous succombez tous. Vous laissez Pandore vous attirer dans ses filets, bande d'inconscients, et je me ferai un plaisir de vous incomber de tous les maux que recèlent ma boîte...

J'offre un dernier sourire sarcastique à ce reflet que j'ai fini par exécrer, attrape au hasard une veste sur le porte-manteau, mes clés, mes garrots que j'enfourne dans un sac déjà à moitié rempli et sors de cette chambre d'hôtel.


Je me sais beau, et je sais également apprécier ce qui m'entoure à sa juste valeur, voilà pourquoi je ne me sens pas déplacé dans ces couloirs luxueux, parmi ces fiers bourgeois quadragénaires. La tête haute comme toujours, le buste droit, je déborde d'orgueil, et toise, secrètement amusé, chaque client patientant devant l'ascenseur.
Je les sens me juger, et les affronte sans peur, habitué. Tout se joue sur l'apparence, dans ce milieu comme dans tous les autres. Comme toujours je sens leur résistance faiblir, et leurs visages affables tentent de me charmer.
Dommage, la nécrophilie, très peu pour moi.

Ces gens puent le fric, mais rien n'y fait, mon regard ne se reposera plus sur eux pour flatter leur ego. Je connais l'argent, ses connotations et ses enjeux, après tout on me paye pour mes services... spéciaux, mais j'ai néanmoins su rester le même . J'ai toujours pu compter sur ma froideur et ma haine, elles ont grandit à mes côtés, omniprésentes, infaillibles et jamais je ne m'en séparerai. Elles m'ont évité beaucoup de désastres et ont forgé cet être que je suis.

Coupant court à mes pensées, l'ascenseur arrive finalement à l'étage, gracieux et tintant, et je m'y engouffre le premier ; on est leader ou on ne l'est pas.

Hop, un sourire « charmeur-narquois-je-suis-trop-beau-pour-toi-observe-mais-ne-rêve-pas-trop » au groom, puis prends place dans la cabine, dos contre le miroir glacé.

Mon rictus toujours en place, je me retourne finalement et lui fais face. Faisant mine de m'admirer –m'appuyant sur mes talents d'acteur pour cela- j'observais à la dérivée leurs expressions.
Envieuses et cajoleuses. Pathétique. Je sens leurs yeux couler sur chaque partie de mon corps, cherchant vainement le moindre défaut tout en me déshabillant intérieurement.

Autrefois je les aurais sûrement repris, mais tout cela ne sont que de vieux souvenirs. J'ai appris à enfermer mes émotions, les garder pour moi seul. Alors il a commencé à les amasser dans son coffre aux trésors, ne me les remettant seulement pendant les grandes occasions. Jouissif.
Il prend ses aises et je ne peux plus vivre sans lui. Dans un sens j'ai trouvé ma moitié, même si nos rapport ne sont pas au beau fixe.

Je me détache rapidement de ces ploucs et tente de retrouver un semblant de paix mentale. Ma langue, mutine, humidifie mes lèvres, sensuellement, et me permet de vérifier que mon sex-appeal ne s'est pas fait la malle.
Je retins le ricanement qui me vînt à leur réaction. Quel manque d'éducation que de se permettre un tel laisser-aller en publique.

Les portes s'ouvrent finalement, nous laissant sortir de bonne grâce. Bien, les affaires reprennent. Je sais bien que me diriger vers la réception signifie traverser le vaste hall, endurer leur regard, mais il n'y a pas d'autre solution. Je suis de ceux qui n'acceptent pas deux poids deux mesures. Mes pas me guident donc vers une jeune femme, lisse, polie, jolie, éc½urante. Les côtés sombres du travail.

« - Bonjour, on a du vous remettre un courrier pour la chambre 612. »

Je n'accorde pas souvent le privilège aux gens de m'entendre, aujourd'hui est son jour de chance. Posée, grave mais surtout sexy, ma voix la fait bafouiller et rougir. Ce à quoi je répond par un haussement de sourcil significatif.

« - Bien sur Monsieur, on nous l'a déposé ce matin , je vous l'apporte tout de suite. »

Un professionnalisme à toute épreuve, chose que j'apprécie grandement. La jeune femme revient rapidement et me tend une enveloppe cachetée, et adressée à mon nom. Occasionnel.

Mr Simon Fabret
Chambre 612


Aussitôt, toute pensée parasite à mon « travail » disparaît. Mon visage se durcit, j'accorde à peine un hochement de tête pour remercier et saluer l'hôtesse que je fais déja demi-tour et regagne rapidement ma chambre.

Enfin arrivé, je m'adosse à la porte d'entrée de ma suite, et m'écroule contre elle en lisant mon courrier.

« Toi, Moi, ce soir au bar de ton hôtel, 22h... Fais toi beau...

G.
»


M.



[ Un grand Merci à Estelle!! On sait toutes les deux pourquoi!! ;) Que de péripéties pour un chapitre... ]

# Online seit Sonntag, 04. Mai, 2008 um 13:38

Geändert am Freitag, 22. Mai, 2009 um 15:20

Chapitre 2

Chapitre 2
BOUHBOUHBOUHBOUHBOUHBOUHBOUHBOUHBOUHBOUHBOUHBOUHBOUHBOUHBOUHBOUHBOUHBOUHBOUH
_____________ G comme Gabriel, la force de Dieu, son messager. Quelle ironie, le pire des blasphèmes quand on sait...

G comme une autre première fois, mais qui ne se renouvellera pas, un unique indésirable.

G comme cette même personne aux multiples facettes.

Je ne dis pas être surpris, ce n'est pas vrai. J'attendais ce jour autant que je le redoutais. Mais le temps m'a rattrapé, plutôt vite finalement.

Fébrile, je me relève péniblement m'accrochant à la poignée de la porte, je retire vivement mon sac de mes épaules, et tente de retrouver dans ce bazar mes Black Devil©.
Fumer tue, mais pour une personne de plus ou de moins dans ce monde, sincèrement où est le problème ? Il faut bien laisser un peu de place aux générations futures. Après tout, nous ne servons pas à grand chose d'autre que détruire ce qui nous entoure... La vie humaine n'a que peu de valeur quand on y pense, d'autant plus qu'elle ne tient qu'à un fil...

Je me saisis d'un cône de nicotine, et inspecte la chambre un moment. Et enfin, sur la table de chevet, je repère la boîte d'allumette à l'effigie de l'hôtel. Quelques gestes précis, puis la délivrance...
La première taffe est toujours la meilleure, venant troubler mon organisme paisible, la fumée oppressante dans ma gorge, s'avançant jusque dans mes poumons... Et ce goût sucré sur mes lèvres...

Un coup d'½il à mon horloge murale m'indique 16h48. Encore une fois, le temps m'est compté.
La prudence est une seconde nature chez moi, la discrétion est ma devise. Mais il m'a retrouvé. Comment est-ce que je vais découvrir maintenant... Toujours préserver ses arrières.


Bar du "Prestige", 21h59, donc 5h plus tard...
Non, non vous ne saurez pas tout de suite ce qu'il a fait!
A peine arrivé dans la pièce que je l'aperçois, à une tables recluses du fond de la salle. Toujours aussi lui, toujours aussi frustrant. Je m'avance vers lui -toujours sous les regards de tous...- et m'arrête à quelques pas de lui, attendant sa réaction, qui ne tarde pas.

« - Mon petit lion ! » s'exclama-t-il en se levant pour me faire face et m'examiner.

Surnom vestige d'une coupe de cheveux passée. Mais le roi de la jungle n'est pas docile, et il préfère laisser sa compagne chasser pour se nourrir... C'est à se demander d'où lui vient sa réputation.

« - Quel plaisir de te revoir après tant de temps !
- Si tu le dis...
- ... Finalement tu es toujours aussi beau. Je commençais à me demander si je ne t'avais rêvé...»


Et moi je te cauchemarde.

Son enthousiasme s'oppose à ma réserve, mais cela ne semble pas le perturber. Car il l'a remarqué, sans aucun doute possible.

Ses yeux marron pétillent de malice alors qu'il enlace affectueusement ma taille de ses bras musclés. Ses courts cheveux blonds effleurent doucement mon visage, alors que son nez se réfugie dans mon cou pour y humer mon odeur.
L'archange Gabriel dans toute sa splendeur. Avec son physique, quiconque lui cèderait le bon dieu sans confession, et pourtant, pourtant... Si vous saviez comme l'apparence est trompeuse, chez moi mais surtout chez lui.

Sous ces airs d'empoté chaleureux, se cache une âme aussi souillée que la mienne, ou tellement plus. Un enfant démoniaque, comme nous autres.

Derrière ce masque se dessine son... créateur. Un professeur, ou peut-être plus. Il m'a tout appris, ou tout pris, je ne sais plus.
Un sourire satisfait ourle le bout de mes lèvres alors que je réalise que mes doutes, et ma faiblesse ont disparus. Mieux vaut tard que jamais.

Se méprenant sur mes pensées, mon cher ange me répond de ce même sourire si éclatant qu'il m'offrait par le passé et qui me faisait sombrer... Plus maintenant.

« - Bébé ? On s'installe ? »

Bébé ? On fait dans l'intimité maintenant, on laisse le passé ressurgir ? Je fronce les sourcils en comprenant que ce qu'il va me dire ne va pas me plaire, et que sa tentative d'apaisement tombe à l'eau.

« - Simon. le corrigeais-je, laconique et machinal.
- Bien sur, Simon, Fred, John, Antoine, enfin ma puce pas de... Pardonne moi ! » se reprend-t-il, ironique, face à mon expression glaciale.

Enfin assis, accompagnés de nos consommations, sa conversation commence, futile. Il me parle, me raconte sa vie, ses envies, tout cela sous les éclairs de jalousie de chaque personne présente en ces lieux. Je ne fais même pas semblant de l'écouter et le coupe sèchement. Droit au but.

« - Pas de ça avec moi Gustav, je me fous ta vie. Que veux-tu ? »

Ses yeux s'agrandissent de stupeur et me dévisagent hébétés. Un rictus amusé lui apparaît alors qu'il me tend un dossier, tout droit sorti de son sac. J'ouvre le document et me retrouve face à une photo d'un jeune homme, environ mon age, coiffé de dreadlocks. Les yeux noisette me fixent, arrogants, et le sourire sarcastique me fait lever la tête vers mon invité.

« - Je t'écoute. »
« - Je te présente ma nouvelle proie, fils de milliardaire bien sur. Le contrat est géré sur un mois... Mais tu connais la précarité de nos fonction, rien de moins sur...
- Un mois, tu plaisantes ?! Je ne suis pas baby-sitter, trouve quelqu'un d'autre.
- J'ai bien conscience que tu ne... profites jamais de tes... clients, du moins pour de longue durée, mais je te veux sur le coup. Tu es le meilleur, j'ai confiance en toi... »


La confiance est un mot qui n'a plus de sens. Ses mensonges m'agressent, et la colère reprend ses droits sur moi. Parce que chacun de mes gestes ne dépendent que d'elle, parce qu'il relâche sa pression sur cette boîte de damné .

« - J'ai dit non. Ta sagacité t'aurait-elle quitté ? »

Oh oui, t'a-t-elle quitté? Est-elle partie en même temps que moi, dis ? Dis-moi tout. Tout ce qui ressemble de près ou de loin à la vérité... cette vérité si laxiste.

Le silence apparaît et me répond. Suivi de cette ambiance tendue et pesante s'installant entre nous.
Nos regards s'affrontent, meurtriers.
Je le pousse à bout. Je veux entendre ces mots. Je ne dépends plus de lui, mais en ce moment même, il ne m'est jamais apparu aussi faible, et j'aime cette sensation de domination. Sa peine ne m'affecte plus, alors qu'il butte sur chacun de ses mots et que sa voix ne devient que murmures :

« - Je... J'ai... besoin de toi. »

Je ressens facilement sa ranc½ur face à cet aveu arraché. Rien de plus normal, sachant que nous ne vivons que par fierté, et que je la lui ai fait piétiner.

« - La routine, je t'assure. Qui te permettra de te divertir et te diversifier. Une formation rémunérée si tu préfères. »

Sa voix se reprend, plus assurée.

« - C'est un service que je demande à mon ami d'enfance. Une simple faveur, daignerais-tu accepter? »




M.



[Pas satisfaite de ce chapitre, et de sa chute... Mais fallait bien passer par là sans trop en dire, comme toujours! N'hésitez pas à donner vos impressions! Bisous!]

# Online seit Freitag, 09. Mai, 2008 um 10:25

Geändert am Freitag, 22. Mai, 2009 um 15:20

Chapitre 3

ESTELLEKIFFMESPETITSMOTSESTELLEKIFFMESPETITSMOTSESTELLEKIFFMESPETITSMOTSESTELLEKIFFMESPETITSMOTSESTELLEKIFFMESPETITSMOTSESTELLEKIFFMESPETITSMOTSESTELLEKIFFMESPETITSMOTS. Mais pourquoi donc? :P
/!\


Soyons clair:
- Tom et Bill ne sont pas jumeaux dans cette fiction.
Soyons clair: - Cette fiction ne sera pas fantastique, mais bien réaliste! Excusez les comparaisons et anecdotes divines & co' qui peuvent perturber!
Soyons clair: - Je posterai une fois par semaine, normalement. Et oui, j'me suis décidée à me mettre à taffer un minimum! x)

________________________________________


« - C'est un service que je demande à mon ami d'enfance. Une simple faveur, daignerais-tu accepter? »


« - Ne fais pas l'hypocrite! Ce n'est pas comme si tu me laissais vraiment le choix, et que tu comptais me rendre la pareille un de ces quatre ! Alors dis moi, si je dis non, qu'est-ce que je risque ?
- Cesse d'être parano ! Enfin B...
- Tais-toi ! Je ne plaisante pas, pourquoi m'aurais-tu fait suivre sinon ? On sait tous les deux que nous ne sommes pas des enfants de c½ur, notre métier ne nous le permet pas. Alors avoue... »


Le ton monte, inéluctablement, et malgré le froid régnant désormais, je dégage ma veste de mes épaules. Je n'imaginais pas une conversation entre lui et moi autrement que violente. Trop de rancune, et de secrets se sont immiscés entre nous. Chaque rêve a ses revers de médaille...

Ne joue plus avec moi...

« - Crois-moi, je voulais juste retravailler avec toi, reprit-il après m'avoir gratifié d'un regard perdu. Mais tu connais les mécanismes du métier...
- Tu as pris soin de me les apprendre, oui. »


Nos regards se plongent l'un dans l'autre alors que ses paroles font finalement effet sur moi. Je détourne les yeux, silencieux, et inspire. Les souvenirs rugissent par vagues, et ma raison défaille.
Une overdose de drogue non-mortelle remet souvent les idées en place, seulement une fois le corps purgé de cette connerie, il est si facile de se laisser retenter, retrouver ces instants diaboliquement magiques, mais il faut savoir persévérer pour ne pas replonger... Visiblement pour moi, les mauvaises habitudes m'ont repris :

« - Soit. Combien, quand, comment ? »

Un sourire lumineux me parvient en réponse, me culpabilisant de ma faiblesse. Je l'envie tellement, lui a su rester "normal". Gustav a toujours eu ce courage qui me faisait défaut, et même aujourd'hui, c'est toujours le cas. Ce diable d'ange assume tout...
J'oublie tout, ce qui m'entoure n'a plus d'intérêt... Il me parle, mais rien de ce qu'il dit ne me sort de ma transe. Je me fiche des informations qu'il divulgue, j'emmerde la colère que je ne manque pas de provoquer en ignorant ses paroles...

Pourquoi ?
Voir tous mes efforts partis en fumée, une année de reconstruction, d'entraînements intensifs pour s'effondrer devant la ligne d'arrivée. C'est juste trop dur...
Connard.

Et pourtant je suis sûr d'avoir changé. J'ai troqué mon... masochisme -ou quelque chose qui s'y prête- contre de la maturité emplie de dégoût. A croire que ça ne suffit pas ; la nostalgie tisse sa toile autour de moi, m'empêtrant toujours un peu plus dans ses filets, et me soumettant à son bon vouloir. Son appétit.

Mais lâche-moi bordel !
J'ai pactisé avec le diable pour oublier ces sensations, je l'ai laissé apparaître, alors...
Que fout-il ?

Quand je dis que je ne peux plus vivre sans lui, c'est à prendre au sens propre. Il est mon rempart face au monde, me permet de jouïr sans les fastidieux préliminaires, sans cet amour douloureux.
Sa haine me protège, il me défend. Il est, cette rage, cet ange gardien. Comme un barrage il contrôle mes envies mes doutes et mes peurs. Et combien même je hais certains changements qu'il a apporté, je lui cède de bon c½ur mon humanité. Ou du moins cette particularité que vous avez tous à... ressentir. Après tout, il est une partie de moi que je n'accepte pas... que je renie, et accuse de tous mes maux.
L'Histoire affirme que le mur de Berlin a été détruit en 1989, j'ai de sérieux doutes...

Je me saisi distraitement de la boisson devant moi, et la vide d'une traite en guise de réconfort. Gin tonic. J'esquisse un semblant de sourire, il me connaît si bien...
Gustav... Soudain mon esprit fait tilt : le silence me choque. Je n'entend plus les babillages de mon interlocuteur, à peine un léger son de fond comme des bruits de pas ou des conversations...

« - T'es beau quand tu rêves... murmure le blond me couvant des yeux.
- Ravi que tu prennes ton pied. »

Je ne comprends pas sa réaction, mais peu importe, tout est bon pour m'éviter une crise de colère. Nous avons changé, ou échangé... Las, mon regard s'ancre dans les pupilles tendrement protectrices de mon ami... Surpris, je remets vite mon manteau de fourrure et de haine en sursaut. (BB Brunes - Houna, toutes mes copines - Vidéo)

« - Je suis fatigué. J'accepte ton offre, mais on en reparlera plus sérieusement plus tard.
- Comme tu veux mon beau. Je te raccompagne à ta chambre. »


J'acquiesce d'un bref hochement de tête, et me lève. La monnaie tinte alors qu'il dépose négligemment sur la table la somme de nos consommations. De sa démarche chaloupée, il se place à mes côtés, sa main trouvant refuge au creux de mes reins, et me guidant vers l'ascenseur.
Un guide. Finalement ça le décrit plutôt bien.

Mes yeux dérivent vers la réception, mais ne repèrent pas la réceptionniste de cette après-midi, seulement une pâle copie de celle-ci. Je n'ai même plus la force de les maudir.
Silencieusement nous nous dirigeons puis pénétrons dans la cabine, seuls avec le groom. Mon groom cette fois-ci, qui ne manque pas de me dévorer du regard, comme le remarque Gustav. Un bras possessif glisse sur mon ventre et me rapproche de son corps chaud...

Tout se passe très vite par la suite, sitôt les portes ouvertes, mon compagnon m'arrache ma clé magnétique des mains pour ouvrir lui même ma porte d'entrée, et à peine celle-ci claquée que deux lèvres pressantes happent les miennes pour un baiser brusque. Éc½urant, alors pourquoi mon corps se cambre-t-il contre celui qui lui fait face?

Une idée se faufile subrepticement dans mon esprit alors que mes vêtements volent, impatients, dans la pièce : La vengeance est un plat qui se mange froid... et qui se savoure tout du long. Fais la durer.


M.

[Hahaha. En ce moment on me surnomme à la fois l'Inhumaine et l'Impitoyable, j'suis gâtée... pas bon pour vous tout ça! U_U
Sinon j'espère que je n'ai pas capoté mon explication sur Lui. Tout prendra un sens plus tard, mais d'ici là, dîtes vous qu'il est schyzo... à peu de chose ps! Muahaha. Bisous!
]




TU VEUX ÊTRE PREVENUE? ALORS RENTRE MOI DANS TES CONTACTS, J'TE LACHERAI UN MAIL QUAND LA SUITE ARRIVERA!
maelia-gonna-get-ya@hotmail.fr

# Online seit Mittwoch, 14. Mai, 2008 um 07:36

Geändert am Freitag, 22. Mai, 2009 um 15:20